Non Adhérent - Samedi Cinéma - Ouest

PITON SAINT-LEU, au KAB’ART « L’Atelier Culturel » (entrée par l’Espace culturel Leclerc Portail)

‎Les samedi 30 mars et 6 avril 2019

de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h

- Co-organisation : Fonds Réunion des talents & Amis de l’Université -

 

avec Paul OBADIA

Docteur en cinéma. A enseigné le français et le cinéma à l’IUFM/ESPE et à l’Université de La Réunion. Actuellement formateur en analyse filmique et programmateur/animateur de ciné-club.

Publications :

- Pedro Almodóvar, l’iconoclaste, Editions du Cerf, coll. « 7ème Art », 2002

- Mystic River, Clint Eastwood, Editions du Céfal, 2010

- Le personnage, le mouvement et l’espace chez Jacques Tati et Robert Bresson, L’Harmattan, coll. « Champs visuels », 2012

- FBI : portés disparus – Une tristesse infinie, L’Harmattan, coll. « Champs visuels », 2016

 

Objectifs :

Si l’on parle volontiers de « littérature fantastique » et si l’on sait à peu près à quoi cette catégorie renvoie, quels types de textes, nécessairement changeants au cours de l’histoire, elle permet plus ou moins bien de définir, il n’en va pas de même pour le cinéma dit fantastique.

D’abord parce que, lorsqu’on s’avise d’en parler, on ne sait pas exactement où commence et où finit le genre : quelles frontières au juste le séparent d’autres genres voisins (science-fiction ; merveilleux), quels rapports au juste entretient-il avec eux ? Du reste, est-on vraiment fondé à prétendre à une quelconque unicité, à une bien hypothétique étanchéité du genre en question quand, dans la réalité de ce qui se pratique autant que de ce qui est nommé, celui-ci se dissout dans une série de catégories elles-mêmes bien problématiques au plan de la définition que l’on pourrait en donner : films fantastiques ; films d’épouvante ; horreur ; films gore…

Par ailleurs, s’il est assez fréquent de définir le fantastique littéraire par son aptitude notamment à générer chez le lecteur un état de trouble qui tient pour une large partie à l’incertitude qu’il suscite quant à la détermination des situations (réalité ? rêve ou cauchemar ?) qu’il propose, le film quant à lui, mixte d’images et de sons, projette nécessairement à ses spectateurs de la réalité, réalité qui tient tout aussi nécessairement à l’opération même d’enregistrement de ces images et de ces sons. Dès lors on est fondé à se demander comment s’effectue le transfert d’un type d’expression (le verbal) à un autre (le filmique) et en quoi le genre, dans ses multiples avatars, se transforme inévitablement, en quoi aussi il demeure néanmoins dans ce qu’il vise : incertitude encore une fois, inquiétude…

A travers l’exemple de quelques brefs extraits de films en relevant, on tentera de cerner un peu mieux quelques-unes des questions qui touchent, sinon à la définition du fantastique à l’écran, du moins à son approche.

 

Contenu des cours :

On travaillera très majoritairement sur des extraits de films divers, tant en termes d’époques que de nationalités. Sont pressentis pour cette formation les titres suivants auxquels on empruntera donc (en ordre chronologique) :

- Nosferatu, F. W. Murnau (1922)

- Le Fantôme de l’Opéra, R. Julian et E. Sedgwick (1925)

- La Féline, J. Tourneur (1942)

- La Belle et la Bête, J. Cocteau (1946)

- Docteur Jerry et Mr Love, J. Lewis, (1963)

- Dracula, prince des ténèbres, T. Fischer (1965)

- Dracula au Pakistan, K. Sarfraz (1967)

- La Nuit des morts-vivants, G. A. Romero (1968)

- Shining, S. Kubrick (1980)

- La Fleur de mon secret, P. Almodóvar (1995)

- Les Revenants, R. Campillo (2004)

On travaillera également sur un épisode intégral de la série « La 4ème dimension » : L’Auto-stoppeur, A. Ganzer (1959)

Montant total